Préserver

Préserver les races locales

Jamais dans l’histoire, le nombre d’animaux domestiques ou d’élevage n’a été aussi important. Et pourtant jamais le nombre d’espèces et de races n’a été aussi faible. Si l’homme de ce début du 21ème siècle est éveillé sur la disparition des espèces animales sauvages, tout en restant d’ailleurs simple spectateur de cette inexorable disparition, il n’est guère conscient de la perte considérable de races d’animaux domestiques que ses ancêtres ont façonnées à leur convenance, pour les produits qu’ils en tiraient ou pour les services qu’ils rendaient.

La disparition des abeilles

Depuis deux décennies, devant un phénomène d’effondrement des colonies d’abeilles, les apiculteurs tirent la sonnette d’alarme incriminant notamment certains pesticides utilisés et les cultures OGM. Si on ne les entend pas, c’est un chaînon indispensable de la biodiversité et de l’agriculture (au travers de la pollinisation) qui est susceptible de disparaître.

L'eau, un bien commun si précieux

Le coût de prévention de la pollution de l’eau est considérablement moins élevé que les coûts de traitement et les coûts indirects sur la santé des citoyens. Ni l’état français qui ne respecte pas les directives européennes, ni l’Union européenne ne semblent décidés à s’attaquer à une des sources principales de la pollution : l’agriculture de type productiviste.

De la « Pachamama » à l’agriculture biologique

Certaines cultures précolombiennes considéraient la « pachamama », la terre nourricière, comme une divinité maternelle et protectrice qu’il fallait protéger et respecter. Au nom de Dieu, les conquistadores ont déculturé ses populations, interdit certaines variétés de plantes considérées « mauvaises » et introduit la monoculture. Ce même processus se poursuit à l’heure actuelle, non au nom au Dieu, mais en celui du « saint rendement ».