Publié le 03/02/2025

FCO et alimentation des jeunes

Pour rappel, les animaux biologiques sont nourris avec des aliments biologiques ou en conversion répondant à leurs besoins nutritionnels aux différents stades de leur développement (cf. 1.4.1.b) annexe II partie II du RUE 2018/848). D’autre part, les animaux non-sevrés sont nourris de préférence avec du lait maternel ou avec des aliments d’allaitement de remplacement ne contenant pas de composants chimiques de synthèse ou d’origine végétale (cf. 1.4.1.g) annexe II partie II du RUE 2018/848).

Cependant, l’épidémie de fièvre catarrhale ovine (FCO), actuellement en cours sur l’ensemble du territoire national, peut entrainer une importante perte de production de lait biologique, consécutive notamment d’un taux élevé de mortalité chez les animaux (en particulier chez les mères) et /ou engendrer une baisse importante de productivité des animaux au sein des exploitations entraînant une carence en lait biologique. Cette situation peut amener exceptionnellement les éleveurs concernés à nourrir leurs jeunes animaux avec du lait maternel ou des aliments d’allaitement de remplacement non biologiques.

Jusqu’au 30 juin 2025 et uniquement dans le cas d’exploitations touchées par la FCO (et) subissant de ce fait une perte de production de lait biologique, les organismes certificateurs relèveront le manquement 139 ou 146 selon la situation rencontrée en n’appliquant qu’un avertissement en cas de constat d’alimentation de jeunes animaux avec un lait maternel ou des aliments d’allaitement de remplacement non biologiques.

La présence de la FCO sur l’exploitation, et par conséquent la perte de production de lait biologique qui lui est imputable, doivent pouvoir être justifiées par l’exploitant lors du contrôle.